Et si les tempêtes comme celles qui ont frappé la France en 1999 se multipliaient au point de survenir tous les 3 à 20 ans ? Aux Etats-Unis, c’est une perspective envisagée très sérieusement comme le met en garde une étude publiée dans le magazine scientifique Nature Climate Change.
Les Etats-Unis et leurs 9 millions de kilomètres carrés connaissent à peu près tous les climats et sont confrontés à peu près à toutes les sortes de catastrophes naturelles. Conséquence du réchauffement climatique, ces catastrophes se multiplient et la facture s’élève toujours plus pour les assureurs ou les pouvoirs publics. Pour tenter de s’adapter à la nouvelle donne imposée par Dame Nature, les scientifiques se penchent de plus en plus sur les perspectives d’avenir. Quelles seront les futures catastrophes naturelles, à quel rythme vont-elle frapper le pays et comment faire pour éviter un maximum de dégâts ?
Traumatisés par les 7 milliards de dollars de dégâts causés par l’ouragan Irene fin août 2011, les climatologues du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) et de l’Université de Princeton se sont penchés sur la fréquence à venir de ces « tempêtes du siècle », c’est-à-dire ces tempêtes d’une telle intensité qu’elles ne surgissent qu’une fois tous les cent ans en moyenne. Les scientifiques ont mis en parallèle les conditions favorables à la formation de ce genre de système dépressionnaires avec les prévisions climatiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Malgré quelques variations selon les scénari, la conclusion est cinglante : les « tempêtes du siècle » devraient considérablement se multiplier dans la région de New-York d’ici 2011. La région, sujet de l’étude, devra faire face à des vents particulièrement violents et des pluies plus diluviennes qu’à l’accoutumée tous les 20 ans au mieux ou tous les 3 ans dans le pire des cas.
Ces prévisions sont valables pour les tempêtes provocant deux mètres d’inondations à New-York. Celles qui occasionnent plus de 3 mètres de crue, que l’on observe en moyenne tous les 500 ans, se feront elles aussi plus fréquentes : tous les 25 à 240 ans.





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