
A cause de la fonte des glaces, les ours polaires sont contraints de parcourir des distances à la nage toujours plus grandes
Fonte des glaces oblige, le territoire des ours polaire se réduit davantage chaque année. Ils sont maintenant obligés de parcourir de longues distances à la nage en quête de nourriture.
Le site d’actualités environnementales et scientifiques MaxiSciences a relayé cette information diffusée par l’US Geological Survey et des scientifiques du groupe de conservation Polars Bears International : une ourse polaire aurait nagé près de 700 kilomètres avant de regagner la terre ferme. L’exploit s’est passé dans les eaux de la mer de Beaufort, au Nord des côtes de l’Alaska et du Canada.
700 kilomètres, c’est environ la distance qui sépare Montréal à Sudbury, ou Paris à Marseille. L’ourse polaire a mis neuf jours pour parcourir cette distance. Neuf jours d’efforts constants sans manger ni se reposer, elle a d’ailleurs perdu 22% de sa masse corporelle.
Elle signe là un nouveau record, soulignent les chercheurs. « Nous sommes à peu près surs que ces animaux n’ont jamais eu à nager si longtemps auparavant, car des étendues de 687 kilomètres d’eau libre se sont très rarement présentées dans l’histoire de l’évolution des ours polaires » expliquait Steven Amstrup, co-auteur de l’étude cité par National Geographic.
Ces géants blancs sont aujourd’hui contraints de parcourir des distances toujours plus grandes à cause de la réduction constante de la banquise. Le réchauffement climatique et la fonte des glaces qui en découle impactent directement la survie des ours polaires. Si l’ourse en question a réussi à regagner la terre ferme, ce n’est pas le cas de son petit qui l’accompagnait, mort noyé après épuisement.




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