Originaire du Cachemire en Chine, le frelon à pattes jaunes introduit en France avant 2004, Vespa velutina nigrithorax de son petit nom scientifique, s’est répandu depuis dans 39 départements français et menace de conquérir l’Europe.
Une étude publiée la semaine dernière dans le journal Biological Conservation montre que la plupart des pays d’Europe sont menacés par cette invasion, avec un risque plus élevé sur la côte Atlantique et le Nord de la Méditerranée. En Espagne par exemple, sa présence fut signalée pour la première fois fin 2010.
« L’arrivée de ce prédateur d’abeilles est une menace supplémentaire pour l’apiculture européenne qui souffre déjà d’une multitude de facteurs adverses« , prévient le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).
D’autres régions d’Europe comme la Péninsule des Balkans et la Turquie pourraient, dans le futur, être également envahies. C’est aussi le cas dans le reste du monde (Afrique du sud, Australie, Nouvelle Zélande, Sud-ouest de l’Amérique du nord et du sud), « dans la mesure où le scénario d’importation de ces frelons via le commerce international peut facilement se répéter ». Les Coréens sont ainsi concernés depuis 2005.
Il est intéressant de constater par ailleurs que l’aire de distribution potentielle de Vespa velutina nigrithorax se rapproche beaucoup de celle de la guêpe invasive européenne Vespula germanica, qui a colonisé de vastes territoires notamment dans l’hémisphère sud.
Lu sur le blog de Zébulon 1er : Il semble que l’insecte soit arrivé en France caché dans un chargement de poteries chinoises fin 2004 déposées vers Tonneins en Lot et Garonne. En déballant ces poteries la reine frelon en en profité pour s’enfuir et à partir d’elle seule, fécondée, la prolifération a commencé. Trois ans plus tard, on peut dire, que cette espèce s’acclimate à la France et prolifère rapidement. Il construit ses nids sphériques (de la taille d’une lessiveuse) à très grande hauteur dans les pins ou les autres arbres, hors de portée des regards, facilement à plus de 12m de hauteur !.
Sa caractéristique est de s’attaquer aux ouvrières des ruches, notamment des espèces Apis mellifera et Apis cerana, notre abeille. Selon les observations, ce frelon se positionne en vol stationnaire à l’entrée des ruches, prêt à fondre sur les abeilles chargées de pollen pour les tuer en leur coupant la tete avec ses mandibules puissantes et entrainées. Il la saisit entre ses pattes et la tue en lui coupant la tête d’un coup de mandibules derrière sa tête avant de l’emporter dans un arbre pour la dépecer. Après lui avoir arraché les pattes et les ailes, toute chaude, il en fait une boulette qu’il emporte jusqu’au nid pour en nourrir les larves. Il arrive à tuer et à emporter une abeilles en quelques minutes. Une dizaine de frelons suffisent à condamner une ruche… En Asie, il parviendrait même à entrer dans les ruches pour dévorer le couvain ce qui, en France, pousserait à la ruine nombre d’apiculteurs, déjà secoués par la surmortalité de leur cheptel due aux insecticides.






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