Et si les aventures de Cosmik Roger, ce pionnier alcoolique de l’espace à la recherche d’une planète habitable pour soulager les 76 milliards d’habitants sur Terre en 3578, prennaient fin avec la récente découverte de la sonde Kepler ?
Kepler, ce n’est pas de la science-fiction, ni même de la bande-dessinée comme c’est le cas pour Cosmik Roger. Kepler, c’est le nom donné à la sonde de la NASA qui explore depuis 2009 un bout de la Voie Lactée, équipé d’un puissant télescope. Sa mission ? Dénicher des planètes où les conditions seraient réunies pour accueillir l’eau à l’état liquide et donc, la vie.
Kepler 22-b, la bonne ?

L'orbite de Kepler 22-b par rapport à son étoile lui confère des conditions idéales pour le développement de la vie
Les astronomes ont touché le jackpot lundi, quand la NASA confirmait la découverte de la planète Kepler 22-b. Elle se trouve hors de notre système solaire à près de 600 années-lumière. D’un rayon deux fois supérieur à celui de la Terre, Kepler 22-b orbite autour d’une étoile qui ressemble fortement à notre Soleil. Elle se trouve à bonne distance de cette étoile pour une éventuelle présence d’eau à l’état liquide. « Nous sommes certains qu’elle se trouve dans une zone habitable« , a ainsi assuré Bill Borucki, expert de la NASA, cité par l’AFP. De plus, les scientifiques supposent que son atmosphère et la température à sa surface sont également propices à une éventuelle apparition de la vie. « Si elle dispose d’une surface, la température doit y être agréable« , a souligné Bill Borucki. Autour de 22 degrés Celsius selon la NASA.
Ceci étant, les scientifiques ignorent tout de sa composition et ne peuvent pour l’instant dire si la planète est constituée de roche, de gaz ou de liquide.
Et ne comptez pas aller y passer vos prochaines vacances. Kepler 22-b se trouve à plus de 600 années lumières de la Terre, soit 600 x 9460 milliards de kilomètres. A nos vitesses actuelles de propulsion, il faudrait donc des millions d’années pour s’y rendre.
Une cinquantaine de candidates potentielles
Depuis le début de sa mission, la sonde Kepler a identifié plus de 1 000 nouvelles planètes en dehors de notre système solaire. En 2010, la NASA annonçait que la sonde avait découvert ses cinq premières exoplanètes, mais toutes étaient trop chaudes pour abriter la vie. La découverte de Kepler 22-b intervient à point nommé, même si elle n’est pas la première du genre.
Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) avait été le premier en mai à annoncer qu’une des planètes tournant autour de l’étoile naine Gliese 581 pouvait s’avérer habitable avec un climat propice à la présence d’eau liquide et à la vie.
En août, des astronomes suisses avaient confirmé l’existence d’une autre exoplanète, appelée HD 85512b et située à 36 années-lumière de la Terre contre 20 années-lumière pour Gliese 581d. Mais avec son rayon six fois supérieur à celui de la Terre et une gravité deux fois plus importante, cette dernière est sans doute moins hospitalière que Kepler 22-b.
Le jour même de la confirmation de l’existence de Kepler-22b, des astronomes de l’université de Porto Rico ont diffusé sur internet le classement, en fonction de leur habitabilité, de 47 des près de 700 exoplanètes découvertes depuis 1995 par différentes équipes d’astronomes. Kepler 22-b, HD 85512b et Gliese 581d y occupent les premières places. Pour consulter ce classement, rendez-vous sur le « catalogue des planètes habitables« .
Source : MaxiSciences








