Quelques jours après le passage de l’ouragan Irène sur la côte Est américaine, l’heure est au bilan : un bilan plutôt léger compte tenu des dégâts potentiels annoncés. Doit-on blâmer les autorités et les médias ou bien était-ce un mal pour un bien ?

Les journalistes se sont parfois prêtés à des mises en scène grotesques pour dramatiser la situation
L’approche du cyclone Irène sur le littoral fut du pain béni pour les médias américains. La quête d’audience, cette variable décisive pour les revenus publicitaires, a poussé les producteurs d’informations à multiplier les émissions spéciales et les alertes en tout genre. Pourtant, le fameux « ouragan du siècle » annoncé s’est avéré beaucoup moins dévastateur que prévu. Certes, les précipitations furent conséquentes comme à Washington où il aura plu plus de 250 millimètres. Certes, Irène aura tué : 26 morts au dernier bilan, un chiffre très bas compte tenu de la densité de la population dans cette partie du globe. Certes, les dégâts à l’échelle du pays s’élèvent à 7 milliards de dollars. Mais les rafales de vents n’ont pas dépassé celles d’une belle tempête bretonne, atteignant à peine les 100 km/h à New-York. Les dégâts sont là mais bien plus légers que l’apocalypse envisagée.
Tout cela valait-il le battage médiatique et la psychose déclenchée par les autorités ? « Oui », martèle Michael Bloomberg, le maire de New-York qui avait multiplié les conférences de presse alarmistes. « Il vaut mieux prévenir que guérir« . Un avis partagé par un grand nombre de citoyens qui estiment que de nombreuses vies ont été sauvées précisément parce que les évacuations ont été massives et les mesures de précaution exceptionnelles.
Côté médias, l’autocritique est inégale. Certains assument leur approche sensationnaliste comme la chaîne spécialisée « The Whether Channel » qui a explosé son audience. « C’est ridicule », commentait un chroniqueur sur Radio-Canada. « Les gens étaient scotchés à leur écran alors que tout se passait pour de vrai derrière leur fenêtre ». Les envoyés spéciaux appelés en renfort n’en finissaient plus d’intervenir dans des conditions tout à fait gérables, sans avoir grand chose à dire ou à montrer. Puisque la pluie ne tombait pas à l’horizontale, il leur fallait donc casser leur parapluie ou tituber pour justifier le discours alarmiste. Certains citoyens, moins crédules, ont alors « saboté » les reportages comme le montre cette vidéo.
D’autres médias ont fait leur mea culpa, comme le souligne le figaro.fr. « Les journalistes ne devraient pas contribuer à alimenter l’hystérie », s’est lamenté l’éditorialiste George Will sur ABC. Le commentateur médias du Daily Beast ridiculise « la performance digne d’une catégorie 5 des médias essentiellement motivés par leur taux d’audience ».
Tout ce battage médiatique est contre-productif selon le professeur de climatologie, Patrick Michaels, qui craint que les gens ne prennent plus au sérieux la prochaine annonce d’un vrai ouragan.
c est surement pour parler d,autre chose que de l economie americaine qui degringuole…
Un mal pour un bien! Si tu fais rien les gens gueulent si tu fais qqc ils gueulent encore. Catch 22
Y’a comme qui dirait le fantôme de Katrina qui rode dans la conscience collective des ricains… Ça peut jouer sur l’effet de psychose
Non mais il ridiculise trop là,il croit peut etre que les ricains,ou meme le monde entier va croire a cette fausse imitation de"OH IL Y A UN OURAGAN QUI EMPORTE LES GENS"!Meme ma grand-mere pourra faire du shopping DANS CETTE TEMPETE!
P.S:Evidemment que l'ouragan katrina est encore présent dans leurs tete,mais faut pas s'affoler pour si peu,y a que 32 morts,et le FAMEUX OURAGAN est devenu tempete,donc faut pas dramatiser là!
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